Apparus sur les marchés du moyen-âge,
les bonimenteurs étaient chargés d’attirer et de
garder le public sur les places commerçantes. Ils accompagnaient
les saltimbanques, les vendeurs de médicaments miracles et autres
montreurs de foire. On les voyaient haranguer la foule devant la baraque
du cinématographe ou des lutteurs. Ces personnages ont quelque
peu disparu en même temps que les fêtes foraines d’antan.
Etablie à Namur depuis sa création, La Compagnie des Bonimenteurs,
une compagnie qui roule, a remis au goût du jour cette idée
de personnage de beau parleur. Sous la
direction artistique de Gaspar Leclère et de Vincent Zabus, la
compagnie a étendu son activité sur le territoire des
arts de la rue en général et a déballé ses
tartines un peu partout en Francophonie.
Le boniment reste la
talent particulier et maîtrisé de ces camelots des temps modernes. Le
bonimenteur, personnage traditionnel à l’allure de forains de 1920, est
le chaînon manquant entre l’organisateur et son public. Par sa faconde,
il se fait le relais de toutes les informations nécessaires à la
réussite d’un spectacle, d’un festival ou de tout autre événement.
La Compagnie
développe également des spectacles de rue et des entresorts
inspirés de l’univers de la fête foraine et réinterprétés selon
leur fantaisie : le livre passe-têtes, la course aux escargots,
la Pêche aux Canards.
Avec la
création en 2004 d’un spectacle de tréteaux
La fête interdite, d’après
le roman éponyme d’André-Marcel Adamek, petit chef d’œuvre
d’aventures foraines historiques et l’un des romans les plus
populaires de la littérature française de Belgique, la Compagnie
se lance un nouveau défi à partir de l'été 2008 avec la création
de LES
OMBRES, une fable qui met
en scène la réalité des exilés dans un mode onirique.